Radon : un enjeu sanitaire qui s’impose dans l’analyse des bâtiments
20 Décembre 2025

Radon : un enjeu sanitaire qui s’impose dans l’analyse des bâtiments

Le radon, issu de la désagrégation naturelle de certains minéraux du sol, peut remonter vers les constructions. Il s'accumule alors dans les espaces bas et peu ventilés. Ce gaz, totalement indétectable sans mesure, peut atteindre des niveaux préoccupants selon la nature géologique du terrain et la configuration du bâtiment. Sa présence impose aujourd’hui une attention nouvelle, notamment dans les zones officiellement reconnues comme sensibles.

Une vigilance renforcée dans les secteurs concernés

Les bâtiments situés dans ces zones doivent désormais être évalués de manière régulière. Les locaux de travail installés en rez-de-chaussée ou en sous-sol, ainsi que les établissements accueillant du public, sont donc soumis à un contrôle permettant de vérifier la concentration du gaz. Si celle-ci dépasse le seuil fixé par l’État, il faut intervenir sans tarder. Cela peut passer par une amélioration de la circulation d’air, une reprise des sols ou une correction de points d’infiltration qui favorisent l’entrée du radon. L’objectif est ainsi clair : réduire l’exposition durablement.

Un diagnostic qui nécessite une observation approfondie du bâti

Pour les diagnostiqueurs, la prise en compte du radon suppose un regard plus technique que d’ordinaire. Il s’agit d’identifier les zones où le bâtiment est en contact direct avec le terrain, d’observer les échanges d’air réels et de repérer les points faibles qui permettent au gaz de s’accumuler. Chaque cas est particulier. La nature du sol, la ventilation existante, les circulations d’air internes ou des défauts structurels peuvent en effet modifier les résultats. Le professionnel doit donc adapter ses recommandations à la configuration précise du lieu.

Un critère qui pèse désormais dans les transactions

Le radon devient progressivement un élément de discussion lors d’une vente ou d’une location. Surtout dans les régions exposées. Les candidats acquéreurs s’informent davantage, tandis que les propriétaires cherchent à anticiper les mesures correctives. Cette évolution confirme alors que la prévention sanitaire fait dorénavant partie intégrante du diagnostic immobilier. Et que la maîtrise du risque radon s’impose comme une compétence essentielle dans la profession.

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